Pourquoi il y a t-il si peu de femmes guide de haute montagne ?

Les femmes représentent seulement 2% de la profession des guides de haute montagne en France. Dans les Pyrénées, Lara Amoros est la seule.

Elle l’a rêvé et elle l’a fait. Devenir alpiniste. Vous allez écoutez cet épisode et je vous assure que vous allez avoir envie de courir réaliser vos rêves juste après. En tout cas, c’est l’effet que cette conversation avec Lara Amoros a eu sur moi. 

Déjà enfant, Lara Amoros rêvait de devenir alpiniste. Elle qui n’a pourtant pas grandi à côté des sommets. À 37 ans, elle est la seule femme guide de haute montagne des Pyrénées. Après une carrière de professeure des écoles et un périple de trois ans à vélo autour du monde, c’est la montagne qui continue de l’appeler.

Dans cet épisode, j’ai eu envie de comprendre pourquoi il existe une telle disparité de genre dans les métiers de la montagne ? Qu’est ce qui fait que la haute montagne reste un univers masculin ? Avec Lara, on parle aussi de la gestion du risque et de la notion d’engagement. Parce qu’au fond ça veut dire quoi sortir de sa zone de confort lorsqu’on évolue dans un milieu naturel ?

Enceinte de neuf mois au moment de notre rencontre, la guide de haute montafne évoque aussi le sujet de la maternité. Lorsqu’on exerce un métier en indépendante dans une profession très engageante physiquement, comment vit-on sa vie ? Quel regard porte les autres sur nos choix ?

Ces dernieres années plusieurs initiatives sont mises en place pour favoriser la pratique des sports de haute montagne par les femmes, notamment dans l’encadrement. La FFCAM (Fédération française des clubs alpins et de montagne) a par exemple lancé des programmes destinés uniquement aux femmes pour former des monitrices d’esclade ou des guides de haute montagne.

Dans les massifs français, des associations en non mixité se créent, comme Pyr’elles ou encore Cordées de meufs dans les Pyrénées.

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